FAQ

1. Qui peut bénéficier des services psychologiques?

Il existe plusieurs fausses croyances suggérant que les services psychologiques sont utiles que dans le cas de problèmes « lourds » ou « complexes », ou encore que les personnes qui vont consulter sont plus « faibles » psychologiquement que les autres. En vérité, tout le monde peut bénéficier d’avoir recours aux services psychologiques à certains moments de leur vie, et ce, peu importe l’ampleur de leur(s) problème(s). Par exemple, une personne vivant avec de la douleur chronique au quotidien peut en voir son moral affecté et avoir besoin de trouver de nouveaux moyens afin de gérer celle-ci plus adéquatement; ou encore une personne qui présente certaines difficultés à s’affirmer pourrait avoir besoin de stratégies afin de mieux communiquer ses besoins à ses proches et à ses collègues de travail.  Les personnes qui viennent consulter ne sont pas plus « faibles » que les autres, bien au contraire, car cela demande du courage d’entreprendre une telle démarche. La personne qui consulte un psychologue décide plutôt de reprendre le contrôle de sa santé psychologique en allant chercher des ressources adaptées à ses besoins.

2. Combien de temps faudra-t-il avant que je commence à me sentir mieux?

Il se peut que cela prenne plusieurs rencontres avant que vous commenciez à ressentir les bienfaits de votre psychothérapie. Contrairement à, par exemple, certains médicaments qui agissent immédiatement, la psychothérapie demande d’abord d’établir un bon lien de confiance avec son psychologue, et ensuite d’essayer de modifier ses propres pensées, émotions et comportements qui sont souvent ancrés depuis plusieurs années. Cela demande beaucoup d’investissement de votre part. On pourrait dire que la psychothérapie s’apparente à commencer un programme d’entraînement physique. Il est important de persévérer et de se donner du temps avant d’observer des changements visibles. Les résultats et les améliorations se feront graduellement à mesure que vous progressez. Il est à noter que si vous mettez un effort soutenu en dehors des rencontres en tentant d’utiliser vos nouvelles stratégies au quotidien, vous commencerez à vous sentir mieux bien plus rapidement. Toutefois, si vous avez l’impression qu’après 2 ou 3 mois de psychothérapie, vous ne voyez aucun changement à votre condition, il est important que vous en parliez ouvertement avec votre psychologue, qui pourra réévaluer avec vous votre condition ou faire un bilan de vos progrès.

3. Combien de séances aurai-je de besoin?

Il n’y a malheureusement pas de réponse simple à cette question. Cela dépend, entre autres, du nombre d’objectifs de traitement, la complexité de votre problématique, votre motivation à travailler sur votre psychothérapie en dehors des séances, etc. Par contre, on peut dire qu’en général, entre 8 et 30 rencontres suffisent pour atteindre vos objectifs. Les rencontres peuvent être sur une base hebdomadaire, ou plus espacées dépendant de vos besoins. Il est à noter qu’il ne s’agit que d’une approximation et que certains clients peuvent nécessiter plus de rencontres, ou exprimer le désir de poursuivre plus longtemps la thérapie afin de travailler de nouveaux objectifs.

4. Puis-je cesser ma psychothérapie?

Oui vous pouvez prendre le choix de cesser votre psychothérapie à n’importe quel moment. Toutefois, il serait bon d’en discuter d’abord avec votre psychologue, permettant à celui-ci de vous donner son opinion et de faire une dernière rencontre de bilan avec vous. Dans de cas plus rares, il est possible que le psychologue vous suggère de mettre en pause votre psychothérapie s’il vous sent peu engagé dans votre psychothérapie, ou de cesser le traitement s’il juge que vous pourriez davantage bénéficier des services d’un autre psychologue ou professionnel de la santé mieux adapté à votre problématique particulière.

5. Est-ce que mon dossier ou ce que ce je discute avec le psychologue demeure confidentiel?

Votre psychologue tiendra un dossier psychologique contenant diverses informations (identification, rapport d’évaluation, questionnaires, notes évolutives résumant le contenu de chaque séance, etc.). Votre dossier et son matériel est strictement confidentiel à moins que vous consentiez à ce que votre psychologue divulgue, par exemple, certaines informations à un autre professionnel de la santé tel que votre médecin de famille. Il est à noter qu’à moins qu’il ne s’agisse d’un tiers payeur tel que la CSST, SAAQ ou IVAQ, les programmes d’aide aux employés et les compagnies d’assurance privée qui remboursent vos services psychologiques n’ont pas accès à votre dossier. Finalement, selon le code de déontologie, le psychologue est tenu au secret professionnel sauf pour certaines exceptions: (1) si vous présentez des idées suicidaires ou homicidaires imminentes (2) si vous rapportez des comportements ou des intentions imminentes d’abus sexuels envers une autre personne (3) tous mauvais traitements ou intentions prémédités sur des personnes mineures identifiées (4) sous ordonnance de la Cour (5) si vous autorisez la transmission de vos informations.

6. Est-ce que mon psychologue est disponible dans le cas où je vis une situation de crise qui nécessite une assistance immédiate.

Bien que disponible afin de répondre à vos besoins et à vous aider à gérer votre détresse psychologique lors d’une crise, votre psychologue ne peut malheureusement pas vous répondre sur le champ puisqu’il ne travaille pas dans un établissement offrant un service de centre de crise. À cet effet, en cas d’urgence ou si vous êtes en détresse suicidaire, veuillez contacter le 911 ou vous présenter à la clinique d’urgence de l’hôpital ou du CSSS le plus proche. Vous pouvez également contacter Info-Santé (811) ou Suicide Action Montréal au 1-866-277-3553.